L’enclos

21 juin 2011

Me voici lancé dans un nouveau travail.

C’est l’histoire des deux personnages principaux des Petits Textes Matinaux, Didier et Jeanne.

Un homme et une femme, d’un certain âge, qui par hasard se retrouvent voisins. Didier, il est là depuis longtemps, quant à Jeanne, elle arrive dans le quartier des Hauts de Plouques avec l’intention d’y construire sa villa qu’elle appellera « L’enclos ».

Ils ont tout pour être heureux ensemble au départ mais il y a le mur mitoyen qui les sépare. Alors pour savoir ce qui va leur arriver, il va falloir patienter chapitre après chapitre.

D’après le plan que j’ai déjà fait, ça devrait bien tourner mais il faut faire avec le temps de l’écriture qui réserve beaucoup de surprises.

Je vais publier le texte un chapitre après l’autre mais il ne faudra pas s’étonner que, de temps à autre, je change un peu ce qui est déjà écrit.

Bonne lecture.

 

Police Calisto MT ( plus grande )

23 mai 2011

Pendant qu’ils avançaient dans le chemin, le ciel était devenu encore plus bleu que tout à l’heure. Les nuages qui semblaient stationner au nord comme s’ils avaient l’intention de s’arrêter là ce soir pour y passer la nuit, étaient devenus lumineux, presque comme de la glace. Ils brillaient.

Didier et Jeanne, alors qu’ils étaient occupés à parler, ne s’étaient pas aperçus que comme eux deux beaucoup d’autres personnes se rapprochaient de l’abri.

Les voisins avaient remarqué comme Didier, comme Jeanne aussi peut-être, que le ciel, les nuages étaient particulièrement attirants ce soir.

Habituellement le soleil couchant inondait le ciel et les nuages de couleurs rose ou orange, quelquefois rouge, rarement violet. Mais ce soir les nuages étaient aussi blancs qu’un matin d’hiver en pleine montagne.

Même le vent s’était arrêté devant ce déploiement de lumière.

Tous les gens du quartier avaient dû être frappés par ce phénomène inhabituel. De chez eux, sortis sur le pas de leur porte, ils avaient vu le ciel qui se faisait un drôle de spectacle.

Et sans se concerter, ils s’étaient tous dirigés vers l’abri courrier installé sur un promontoire qui dominait le quartier des hauts de Plouques.

- C’est impressionnant, dit Jeanne. Tout ce monde qui est là avant nous. Qu’est-ce qu’ils viennent faire? C’est un rassemblement?

- Oui, je vois. Peut-être qu’ils viennent relever leur courrier comme toi.

Didier se retourna vers l’autre bout du chemin.

- Regarde, il y a même la grande Josette. Tiens, on dirait qu’il y a avec elle une autre grande femme.

Ceux qui ne regardaient pas le ciel, s’apercevaient, se saluaient, s’expliquaient leur présence, quelques uns souriaient, d’autres riaient un peu, puis ils levaient ensemble la tête vers les nuages, vers ce spectacle gratuit qui ne devait rien à personne.

Gilette Fonséca s’approcha de Didier et Jeanne:

- Vous savez qui est cette personne aux côtés de la Satiruces Josette, je la connais pas.

- C’est Adda Colossette, répondit Didier, c’est une amie des soeurs Muraille.

Ils étaient nombreux maintenant mais ils ne faisaient pas beaucoup de bruit. Ceux qui parlaient le faisaient à voix basse. Ça ne les empêchait pas de rire. Ils étaient assez contents de se retrouver ensemble. Pour chacun d’eux, la présence des autres leur faisait plaisir mais aussi les rassurait: ils avaient tous réagis de la même façon à ce spectacle de la nature.

Didier commença d’expliquer à Jeanne le projet d’Alebert.

Jeanne lui répondait comme si elle était éloignée; il était clair qu’elle n’écoutait pas avec attention. Elle devait déjà être ailleurs ou plus loin dans le temps.

Elle lui répondit:

- Mais ils sont presque tous là; il n’a qu’à venir, il les verra. Qu’est-ce qu’il veut de plus?

Elle vit que le soleil baissait vers l’horizon, progressivement les nuages perdirent leur lumière si blanche, si exceptionnelle; ils devinrent communs, gris comme d’habitude quand la lumière du soleil disparaît.

C’en était fini, se dit-elle, de ce moment qui avait enchanté tout le quartier.

Les voisins se disaient au revoir, et chaque groupe partait dans une direction différente s’éloignant de l’abri courrier.

Didier et Jeanne, l’un contre l’autre, s’en allèrent les derniers. Ils zigzaguaient dans le chemin en rentrant chez eux.

Jeanne ne s’arrêta pas chez elle et resta avec Didier. Et lorsqu’ils franchirent ensemble le portillon de la maison de Didier, ils disparurent définitivement à la vue et la nuit fut là.

 

 

Police Calisto MT

14 mai 2011

Elle avait trouvé ce terrain en pente car personne n’en avait voulu. Une fois que sa maison fut achevée, elle n’eut d’autre préoccupation que la confection de son jardin. Elle l’imagina comme un lieu de bonheur qui allait transformer sa vie.

Elle en avait parlé tant et plus de ce jardin comme on parle d’une merveille et avec plus d’affection encore que pour un animal domestique. Dans sa famille, parmi ses connaissances ou sur son lieu de travail, tout était prétexte à parler de son jardin.

Comme le terrain était assez rocailleux, elle fit apporter beaucoup de terre. Ici elle avait planté de nombreux arbres d’essences variées qu’elle achetait tout petits. Il n’y avait pas beaucoup de fleurs.

Et puisqu’il était terminé, il fallait l’inaugurer. Elle avait un copain de travail qui ne demandait pas mieux et elle l’invita.

Pour lui c’était une occasion inespérée de franchir la barrière de la vie privée de Jeanne qu’il n’avait jamais osé pousser.

 

Petits Textes Matinaux

14 avril 2011

Je viens de terminer la correction des textes sélectionnés. J’espère qu’il ne reste pas trop de fautes.

Il y en a en tout cinquante-sept textes; Je les ai réunis dans un fichier au format PDF.

Il se trouve tout simplement à cette adresse:

Petits Textes Matinaux

Maintenant je vais passer à autre chose.

En attendant de publier mes nouveaux travaux, je vous souhaite une bonne lecture de ces Petits Textes Matinaux.

Couleurs de septembre

10 février 2011

50 nouvelles photographies pour illustrer les jolies couleurs du mois de septembre.

Quelques nouvelles photographies du Château Fadaise. Une partie de cet immeuble ayant certainement changé de propriétaires des travaux ont été entrepris et souvent la porte est restée ouverte, aussi je ne me suis pas fait prier pour aller prendre quelques vues de l’entrée qui est magnifique.

Sélections des Petits Textes Matinaux

8 février 2011

Ayant achevé la longue liste de mots ( 366 ) à partir desquels je devais faire un texte, je suis en train de sélectionner les moins mauvais.

Dans un premier temps, j’en ai trouvé 171 de présentables. Mais c’était encore trop volumineux. J’ai refait un deuxième tri pour arriver à 92 textes. Et puis dans mon élan je suis passé facilement à 58.

J’en arrive à un choix de cinquante-huit textes que je mettrai en ligne bientôt.

Ce sera en quelque sorte la présentation des personnages que j’ai essayé de créer:  des hommes et des femmes banals qui n’ont pas les dimensions des héros, qui ne vivent pas des vies extraordinaires, dont le langage n’est pas forcément celui des académiciens, mais des gens heureux de vivre. Parce qu’il n’y a que ça de vrai.

Photographies

27 janvier 2011

Un trentaine de photographies prises durant le mois d’août sont maintenant sur le site.

Quelques unes concernent l’Harmas de Jean-Henri Fabre. La visite de l’Harmas m’a un peu déçu mais c’est normal, il y a toujours un décalage entre ce que l’on imagine et la réalité. Il n’y a aucune photographies de l’intérieur car elles ne sont pas autorisées. Malgré ces réserves cela vaut le déplacement, peut-être qu’il faudrait choisir une autre période de l’année pour le visiter.